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L’expert-comptable et le candidat à la franchise

Date de publication : 30.08.12

Stéphanie Cinato Di Fusco

L’expert-comptable accompagne l’entrepreneur et l’aide à faire face à ses obligations comptables, juridiques, fiscales et sociales. Le chef d’entreprise peut également compter sur lui pour obtenir un conseil éclairé dans les décisions qu’il doit prendre au quotidien et aux différentes étapes clés de la vie de son entreprise.

Utilité de l’expert-comptable pour un candidat voulant intégrer un réseau

Au stade du choix de l’enseigne, l’expert-comptable aide le candidat à se poser les bonnes questions. Il va analyser sa capacité financière et la faisabilité du projet, l’aider à trouver des moyens pour augmenter son apport personnel (aides, subventions…), mais aussi le prévenir des exigences de la création d’entreprise en réseau. En effet, s’il bénéficie de l’appui d’un réseau, l’entrepreneur ne doit pas pour autant se reposer sur l’enseigne : il doit surtout s’investir dans son entreprise et auprès de ses salariés. Le candidat peut également demander à l’expert d’établir une étude comparative des offres de plusieurs réseaux ou d’effectuer une analyse factuelle du document d’information précontractuelle (DIP) ou du contrat de franchise, afin de signaler d’éventuels articles abusifs. Enfin, l’expert-comptable étant bien implanté dans le tissu économique local, il peut parfois l’orienter dans sa recherche d’emplacement. Son avis sera également essentiel au moment de la création de l’entreprise, pour optimiser le statut fiscal et social de l’entrepreneur.

Si le candidat hésite entre la création et la reprise d’entreprise…

Les prérequis d’un business plan 

Un bon business plan doit être clair, précis, transparent et concis. Il doit présenter des hypothèses lucides et anticiper les incertitudes en prévoyant des scenarii alternatifs. La première partie présente le projet. Celui-ci doit être cohérent avec la personnalité et les compétences de l’entrepreneur, son potentiel, sa situation familiale et ses contraintes personnelles : santé, temps, charges financières en cours. Le banquier doit être capable de bien cerner le projet, c’est pourquoi nous recommandons de joindre des photos de l’emplacement et de l’enseigne. Pour la partie financière, l’apport personnel doit constituer au minimum 25 à 30 % des fonds empruntés car en-dessous, le refus de financement est plus que probable. La capacité d’autofinancement (CAF) prévisionnelle doit permettre de rembourser les dettes tout en conservant une part pour le développement de l’entreprise. L’entrepreneur doit également être capable de défendre son projet auprès du banquier, de montrer qu’il est conscient de toutes les implications du projet et qu’il s’y investit pleinement, même si l’expert-comptable l’accompagne pour apporter des précisions au niveau du plan de financement.

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A propos de L’auteur

Stéphanie Cinato Di Fusco

Responsable nationale Franchise et réseaux

Directrice National du marché Franchise & Commerce Organisé, Stéphanie accompagne les enseignes et leurs membres dans leurs développements

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